1 novembre 2020

01.11.2020 Journal #17 – Aujourd’hui, c’est le premier jour de ma métamorphose

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.

J’ai 39 ans et j’entame ma première année de la quarantaine. J’entame ma première année de la quarantaine.

J’écris cette phrase et elle ne résonne pas en moi. C’est étrange. Autant, je me sens très bien dans la trentaine, autant la quarantaine, je ne m’y identifie pas du tout. Ce n’est pas que je ne veuille pas vieillir, ou que j’en fasse un rejet. En tout cas, pas consciemment. C’est juste que l’équation Sofia = 40 ans, ça ne matche pas dans mon esprit.

J’imagine que les 12 prochains mois baliseront le chemin vers la réalisation de mon âge.

Et en même temps, pourquoi est-ce que je devrais m’attacher à des chiffres ? Après tout, j’ai l’âge que j’ai et le plus important, c’est d’être bien avec moi-même, peu importent les années qui passent.

Mais 40, je ne sais pas… c’est un chiffre qui marque un pas, une étape dans la vie d’une femme. Une construction sociale ? Sûrement. Dans mon cas, j’ai l’impression de basculer de l’âge « jeune adulte » à l’âge « pleinement adulte ». Je ne sais pas trop ce que je mets derrière ces termes : peut-être passer d’une certaine insouciance à plus de maturité ? Peut-être l’espoir que mes peurs, mes doutes se transforment en une belle assurance, solide, ancrée ? Peut-être que j’étais dans la chrysalide, et que la quarantaine est le moment où j’espère déployer pleinement mes ailes ?

Je ne sais pas. Mais j’ai envie de faire de cette année, une année spéciale.

Une année de passage, de transition. Une année d’accomplissements, d’affirmations, une année pour donner de l’ampleur à mes ambitions. Une année pour être encore plus moi-même.

J’entame la première année de ma quarantaine. Et ça me fait bizarre, tout autant que ça me remplit de joie.

Je crois que je suis intimidée, en fait.

Intimidée par tout ce qui m’attend, tout ce que j’ai envie de construire sans attendre davantage.

Intimidée parce que je sais que cette année, en particulier, je suis prête à lâcher les chevaux. Encore plus.

Intimidée parce que j’entrevois le potentiel de tout ce que j’ai envie de créer. De tout ce que je peux et veux impulser.

Mais le papillon se sent-il timide, au moment où il défait ses ailes de leurs toutes dernières attaches ?

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.
Le premier jour de ma métamorphose.

A très bientôt !

Sofia

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