12 septembre 2020

12.09.2020 Journal #2 – Le Samedi, tout n’est pas permis

Ce matin, j’ai été inspirée pour écrire. 
Je voulais écrire ici mais finalement, c’est un article pour le blog du Café des Rêves qui s’est invité. J’aime quand l’écriture me surprend.

Je commence avec une idée, une intention et c’est une autre direction que mes mots choisissent de prendre.Ce matin, j’ai écrit. Un long article. J’aime ça, écrire de longs articles, je trouve ça satisfaisant, comme un bon vidage de cerveau.

Le problème, c’est que, quand j’écris, surtout des articles de blog ou mon roman, j’aime être tranquille, concentrée. 
Or, nous sommes samedi.
Et donc, il n’y a pas école. 
Et donc Fiston réclame de l’attention. Ce qui est normal, il n’a que 6 ans. Mais son besoin d’enfant percute de plein fouet mon besoin de concentration. 
Dans ces cas-là, j’ai toujours du mal à gérer la situation émotionnellement.
J’ai du mal à mettre de côté mon écriture pour me consacrer à lui. J’ai du mal à faire abstraction de ma frustration.
Je râle, je peste, je m’impatiente. 

Parfois, j’aimerais avoir moins d’idées, moins d’élans créatifs. Je me dis que la vie serait plus simple si je n’avais pas tous ces univers à l’intérieur de moi, parce que je trouve souvent difficile de combiner mon bouillonnement interne avec ma vie de famille. Je n’arrive pas à faire abstraction de mes idées et envies pour être pleinement avec les miens. Je n’arrive pas à faire abstraction de la présence des miens pour m’immerger dans ma créativité. 

Je n’aime pas les week-ends où nous ne prévoyons rien. 
Ils riment avec sortie au parc, râleries à base de « je m’ennuie », bruit incessant à longueur de journée. 
Ces week-ends-là, je ne languis que d’une chose : arriver au lundi. 
Je m’en veux de penser ça, parfois.
Mais les week-ends sans rien de prévu, je traîne mon spleen à la maison. 
C’est une réalité. Je ne peux pas la nier, malheureusement. 

Nous avons fini par sortir aux Jardins du Museum de Toulouse : potagers des 4 coins du Monde, verger, bassin aux grenouilles… ça nous a fait du bien, malgré la chaleur. Le contact avec la nature est toujours régénérant. Le lieu est chouette et nous avons décidé de revenir régulièrement pour observer les changements au fil des saisons. 

Je me sens mieux ce soir. Moins frustrée, plus apaisée. 
J’ai pris une dose d’extérieur, maintenant, je vais me consacrer à mon intérieur : art journaling, probablement. Prendre les pinceaux me manque. 

J’attends toujours lundi avec impatience. Mais je me sens moins aigrie. 
Ce n’est pas facile de faire face à ces sentiments, alors qu’on nous vend la parentalité comme l’accomplissement de l’âge adulte.
On peut aimer nos enfants, et pourtant, avoir envie de moments sans eux. C’est mon cas.
Est-ce que ça fait de moi une mauvaise mère ? Je ne sais pas. J’essaie de ne pas me juger, d’accepter ces émotions pour ce qu’elles sont : des messages sur mon état intérieur. 

Nous sommes rentrés à la maison, nous avons choisi le repas du soir… maintenant, c’est temps calme pour tout le monde. 
Pour ma part, je n’ai envie que d’une chose : m’allonger quelques minutes dans la pénombre, en fixant le plafond. Ca peut paraître lugubre, mais crois-moi, pour la Projector que je suis, ces quelques instants de « rien » sont du pain béni, l’occasion de faire le vide en moi. 
Ensuite, je consacrerai mes 20 minutes quotidiennes d’écriture pour mon roman. 

Ainsi, je finirai cette journée comme je l’ai commencée, avec mes mots en bandoulière. 

A demain, avec joie !
Sofia

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *