14 septembre 2020

14.09.2020 Journal #4 – 1000 vies, 1 journée

Il est 21h34, et je me pose à mon clavier pour écrire. Je voulais tester le fait d’écrire le soir mais ce n’est pas une bonne idée. J’ai accompagné mon fils dans le sommeil… au sens littéral du terme : je me suis endormie avec lui, dans son lit. Ca m’arrive régulièrement, quand il a besoin que je reste avec lui, nous nous apaisons tous les deux, et pouf… on s’endort ensemble.

Ce soir, j’ai donc confirmé mon intuition : considérer que ma journée est finie juste avant qu’il ne rentre de l’école, parce que le temps du soir ne m’appartient pas, il est aléatoire.

Aujourd’hui, j’ai eu une bonne et grosse journée : réunion d’un réseau professionnel auquel j’appartiens, réouverture des inscriptions au Club, écriture d’un article de blog, d’une newsletter, live FB auquel j’assistais, la vie de famille… bref, je ne me suis pas ennuyée, et j’ai pris plaisir à alterner vie sociale et moments solitaires.

Et pourtant, j’avais un goût un peu amer en début de soirée, car je n’avais pas écrit ici, ni pour roman, que je n’avais pas pris le temps de faire de l’art journaling, ni pris du temps pour ma pratique introspective. Mais en réalité, et il va falloir que je m’y fasse un jour, je ne peux pas tout faire, tout vivre dans une même journée. Mon temps est limité, certes mais surtout mon énergie, dans le sens « capacité de concentration et de création ». Quand je navigue entre trop de sujets, contextes et projets différents, je m’épuise. J’apprends donc la patience, et la confiance. La patience pour accepter de ne pas pouvoir tout faire maintenant et la confiance que chaque jour, j’ai le choix de mes occupations et que si je n’ai pas dessiné aujourd’hui, je peux choisir de le faire demain. Ce n’est pas grave.

J’ai remarqué une chose : j’ai du mal à switcher d’une activité à l’autre, sans transition. Pendant des années, interrompre une tâche pour passer à une autre (surtout quand cette interruption était due à l’extérieur) a créé en moi une ébullition émotionnelle fort désagréable. Et ces derniers jours, j’ai compris une chose : j’ai du mal à arrêter une activité et à zapper à un autre sujet. J’ai besoin de temps de transitions. Cette prise de conscience est énorme : j’ai l’impression d’avoir découvert un super-pouvoir !

Et c’est ce que j’ai décidé d’expérimenter dès demain : instaurer des « rituels » de transition entre deux activités. Rien de compliqué : boire un verre d’eau entre deux tâches, me laver les mains ou le visage pour me rafraîchir, faire le tour de l’appartement en m’étirant, … les possibilités sont infinies, mais je sais que je privilégierai la simplicité et la rapidité.

Parce que sinon, je me connais : il me faudra instaurer des temps de transition entre les temps de transition ! 😅 mais je crois vraiment que si je prends l’habitude de faire certains gestes pour marquer ces temps-là, ça permettra d’envoyer le bon message à mon cerveau… et ça m’évitera bien des agacements.

Je t’en dirai des nouvelles !

Si tu es comme moi, tu dois avoir envie de faire/apprendre/créer 1000 choses dans ta journée. Et si tu es comme moi, tu es Projector. Et tu sais que ce n’est pas viable, à long terme. Et peut-être que, comme moi, tu trouves ça difficile, de choisir. Cette semaine, c’est ce que je me propose d’expérimenter et de documenter : suivre le flow, la joie et mon envie du moment pour me guider dans mes actions (et non actions), tout en intégrant cette notion de transition, pour atténuer l’impression que le temps se délite quand je suis dans un rythme dynamique (ce qui est mon cas en ce moment, je surfe sur mon effervescence créative avec beaucoup de fluidité et comme c’est agréable, j’ai envie de continuer et de ne pas m’épuiser).

Pour l’instant, je vais prendre mes 20 minutes quotidiennes d’écriture pour mon roman avant de me coucher… et je vais aller boire un verre d’eau pour… faire la transition.

A demain !
Sofia

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