25 septembre 2020

25.09.2020 Journal #10 – Je saute de bulle en bulle

Deux jours que je n’ai pas écrit ici. Deux jours où je me suis laissée embarquer dans l’agenda et le rythme « des autres ».

Ca m’arrive régulièrement et je déteste ça. Surtout quand j’ai des tas de choses à faire, que je suis focus sur un projet ou que je suis fatiguée. Alors, quand ça arrive et que je suis dans les trois cas, je supporte moins bien les changements de planning.

Pour autant, c’est juste « la vie », comme on dit. Je ne vis pas dans une tour d’ivoire et c’est normal de faire face à des imprévus. Mais dans mon cas, si je ne prends pas le temps de me poser, en conscience, pour me recentrer, j’ai l’impression que mon attention m’échappe et se fixe à l’extérieur de moi. C’est une sensation étrange, comme si mon temps, mon énergie, mon intériorité se diluaient dans les sollicitations extérieures.

Petit à petit, j’apprends à repérer les moments où ça arrive. J’apprends à prendre le temps de « me rassembler ». Parfois, je vais même m’enfermer aux toilettes ou prendre une douche pour cela. Mais souvent, une fois que je suis entrée dans le rythme de l’autre, j’oublie ce que j’avais à faire pour moi. Je réalise que je peux être sèche, quand mon fils ou mon mari me dérangent pour me demander un truc, me donner une info, … alors que je suis concentrée. Tout simplement parce que ça me sort de ma bulle, et qu’ensuite, ça peut être compliqué pour moi d’y retourner, de retrouver le fil de mes pensées, voire de mes actions (et c’est aussi pour ça que je note absolument tout !).

Toujours cette histoire de créer des transitions entre les différentes bulles qui composent ma vie.

C’est une chose d’en avoir conscience, c’est un autre processus d’apprendre à jongler entre son fonctionnement et le rythme extérieur. Evidemment, comme tout ce qui relève d’une meilleure connaissance de soi, je trouve ça passionnant mais j’avoue que je me laisse encore embarquer sans m’en apercevoir tout de suite.

Cela dit, j’ai aussi remarqué que mon environnement physique joue beaucoup. Ces derniers temps, mon bureau était particulièrement encombré (oui, c’est une façon soft de dire « en bordel ») et c’est systématique : quand c’est le cas, j’ai encore plus de mal à être concentrée.
Mais les choses vont changer car, hier, mon chéri a réaménagé le salon (mon bureau se trouve dans la pièce commune) pour que j’ai des meubles de rangement plus fonctionnels et je sens déjà la différence ! Enfin, ce que je vois surtout, c’est l’immense tri qui m’attend parce que là, comment dire ? 😅 je VOIS les choses. C’est ce que je voulais, d’ailleurs : voir ce que j’ai, car dans mon ancienne bibliothèque (très profonde), les livres, carnets et le matériel s’entassaient dans de grandes cases.

En travaillant à la maison, je m’aperçois chaque jour davantage de l’importance d’avoir un équipement adapté et agréable. C’est d’ailleurs pareil pour mon organisation numérique. J’ai commencé à utiliser le logiciel Notion et je suis conquise. Epuré, agréable et entièrement customisable, c’est l’outil idéal pour moi qui aime personnaliser mes outils, carnets, agendas…

J’ai besoin d’avoir un environnement (physique, numérique…) soutenant pour m’aider à rester concentrée. C’est vraiment très marqué chez moi, ce besoin de me créer des bulles physiques, partout où je vais, pour servir mon énergie et mon attention.
C’est pour ça que j’aime avoir de beaux objets et que je m’étale dès que j’arrive quelque part : je crée la bulle dont j’ai besoin pour me concentrer. Je n’en avais pas conscience, je le réalise en écrivant ici. (et c’est ça, le pouvoir de l’écriture !) Toute ma vie, j’ai traîné cette image (auto-entretenue) d’envahir l’espace.
Et là, je réalise que c’est, tout simplement, ma façon de me créer une bulle.

Et cette prise de conscience-là, change tout. Je vois d’un autre oeil ce comportement… et de ce fait, maintenant, au lieu de m’étaler de façon désordonnée, je sais que je peux choisir la façon de le faire (moins envahissante pour les autres, plus intentionnelle pour moi). Je choisis aussi de changer de vocabulaire à mon égard : je ne suis pas bordélique mais j’ai besoin de m’approprier l’espace dans le quel je suis, pour me sentir bien.

Pfiou… quelle révélation ! Je savais qu’écrire ici tous les jours (ou presque) serait intéressant… je ne pensais pas que ça serait aussi transformateur !

Aujourd’hui, je pars dans la région de Nantes, pour une semaine. Je sens que ces quelques jours vont me faire un bien fou ! J’ai hâte de te raconter mes aventures !

A demain !
Sofia

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