28 septembre 2020

28.09.2020 Journal #11 – le nomadisme n’est pas pour moi…

Campagne nantaise.

Je précise « campagne » car je suis chez des amis qui habitent à une bonne demie-heure de Nantes. Je vais prendre ma dose de calme et de verdure… et ça me fera du bien.

Cela fait longtemps que je ne suis pas partie ainsi, seule, quelques jours, chez des copains. Ce qui était la normalité avant est devenu l’exception aujourd’hui… c’est aussi ça, la parentalité ! 😆

C’est l’occasion d’expérimenter l’ambivalence de mes émotions : joie d’être chez mes amis, de changer d’air, de bousculer mes habitudes et coeur serré de maman qui voit son bout de chou pleurer lors d’un appel visio. J’observe ces deux sensations en moi et je décide de les vivre toutes les deux. Vivre pleinement ma joie et vivre pleinement mon pincement au coeur car les deux peuvent cohabiter en moi, sans que je ne cherche à étouffer l’une au profit de l’autre.

Changer d’air, c’est aussi être obligée de me recentrer sur mes priorités professionnelles car je peux vite être distraite par mon nouvel environnement et toutes les idées qui se bousculent.

Je ne pourrais pas être une entrepreneure nomade. J’aime avoir un environnement stable pour être concentrée. La nouveauté a cet effet « waouh » qui peut me détourner de ce qui est important. Mais l’avantage, quand on se connaît, c’est qu’on peut mettre en place des stratégies pour éviter ce type d’écueils et rattraper le coup si on y succombe, sans se juger. Je sais que je suis comme ça, je l’accepte… et si j’arrive à garder le cap, tant mieux, si je n’y arrive pas, c’est que je me suis laissée distraire, c’est ma nature, ce n’est donc pas la peine de me flageller. Le plus important, c’est d’avoir conscience de ses propres mécanismes et de choisir ses actions en conséquence.

Arrêter de me juger moi-même, je crois que c’est ce qui m’a fait le plus de bien dans ma vie d’adulte.
Je fais désormais la différence entre « être exigeante » et « être tyrannique ». Longtemps, j’ai confondu les deux, mais aujourd’hui, je sais que l’auto-tyrannie n’est qu’une marque de manque de confiance en soi, là où l’auto-exigence est une marque de confiance en ses capacités à atteindre un objectif, même s’il est challengeant.
Tiens, ça me donne l’idée d’un article de blog pour Le Café des Rêves.
[je suis allée écrire et publier l’article pour Le Café des Rêves : quand une idée surgit, je saute dessus dès que je peux]

A demain !
Sofia

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