29 septembre 2020

29.09.2020 Journal #12 – Une histoire d’habitude

Je n’arrive pas à trouver mon style d’écriture, ici. Ou plutôt, je sens que je n’arrive pas à me lâcher totalement.

Pendant que j’écris, je pense à toi qui me lis et je sens que ça oriente ma façon de m’exprimer. Pas que je me censure mais à force de bloguer, écrire sur les réseaux sociaux, … bref, écrire publiquement, je sais que j’adapte mon écriture au contexte « écriture publique » vs « écriture privée ».

Or, le projet de « Suis ta Joie, Sofia ! » c’est justement de lâcher la comm professionnelle pour renouer avec la légèreté et la liberté totale de bloguer personnellement. Je m’aperçois que j’ai pris des habitudes d’écriture, et que ce n’est pas si facile que ça de les lâcher, à partir du moment où j’ai un lectorat…

Mais je trouve ça intéressant : écrire, me rendre compte que ce n’est pas comme je voudrais, me demander comment je peux changer les choses, m’apercevoir que ce n’est qu’en écrivant chaque jour, avec cette prise de conscience en tête, que je retrouverai mon style perso. Je sais que je n’ai rien à faire, si ce n’est persévérer et m’autoriser à lâcher prise sur le résultat.

En ce moment, je ressens fort une double envie, qui peut sembler paradoxale : structurer mes journées, mes créations, ma façon de travailler, … et me laisser aller à la spontanéité (ça, c’est mon autorité splénique qui s’exprime).

En d’autres termes, je ressens le besoin de créer ma propre structure, mes propres règles du jeu, dans lesquelles je pourrais laisser s’exprimer ma liberté et ma créativité. Un cadre de souplesse, en quelque sorte. Par exemple, une nouvelle habitude que j’ai commencé à implémenter : écrire minimum 1000 mots tous les jours, tous projets confondus (par ex, cet article-ci compte dans les 1000 mots). Le cadre est là : écrire 1000 mots tous les jours ; la souplesse aussi : je choisis pour quel(s) projet(s) je vais écrire, ce n’est pas figé. J’avoue que ça marche plutôt bien. Ca m’évite de m’ennuyer dans le fait d’écrire, tout en prenant l’habitude d’écrire tous les jours (idéalement, y compris le week-end, mais je me laisse de la souplesse pour le samedi et le dimanche). C’est ainsi, je crois, que je prends le plus de plaisir : quand la création dure dans le temps, tout en me permettant de suivre mes élans du moment. Créer (et écrire) de façon sporadique et ponctuelle, ça ne me va pas : trop de blocages qui surgissent, de procrastination qui s’installe.

Alors, je continue ici, sans me poser plus de questions, mais en gardant intact le plaisir de coucher mes mots au quotidien.

A demain !
Sofia

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